L’époque des loyers à moins de 500 $ est révolue. Aujourd’hui, le marché locatif est bien différent. Entre l’inflation et la rareté des logements, trouver le bon appartement peut rapidement devenir un défi.
Cela dit, dans ma réalité de courtier immobilier, je le vois tous les jours : il est encore possible d’économiser. La différence se fait surtout dans la façon d’aborder la recherche.
Si vous êtes en train de louer ou que vous prévoyez déménager, voici les conseils que je donne à mes clients.
L’erreur la plus fréquente? Se fier uniquement au prix du loyer.
Oui, le montant mensuel est important. Mais ce qui compte vraiment, c’est le coût total de vivre dans ce logement.
Un appartement à 1 600 $ avec chauffage inclus peut coûter moins cher qu’un logement à 1 500 $ avec des factures d’électricité élevées en hiver.
Même principe pour les commodités.
Si vous payez déjà un abonnement au gym, un immeuble qui en offre un peut compenser la différence de prix. Je dis souvent à mes clients : faites le calcul avant de décider.
Parmi les inclusions à considérer :
Ce sont des détails qui peuvent faire une vraie différence à la fin du mois.
Aussi, petit conseil : lors de la signature du bail, prenez le temps de vérifier la section G. Elle indique le loyer le plus bas payé dans les 12 derniers mois. Peu de gens la regardent, mais elle est très utile.
C’est un aspect souvent sous-estimé.
Avant de choisir un logement, je recommande toujours de vérifier son historique de consommation énergétique. Au Québec, c’est possible via Hydro-Québec.
Est-ce que le logement est bien isolé? Les fenêtres sont-elles récentes? Quelle est son orientation?
Parfois, un logement plus récent et un peu plus cher devient plus avantageux à long terme grâce à une meilleure efficacité énergétique.
Toutes les options ne conviennent pas à tout le monde, mais ça vaut la peine d’y réfléchir.
Plusieurs de mes clients ont réduit leurs coûts en :
La colocation, notamment, est souvent sous-estimée. Oui, c’est un choix de vie, mais financièrement, ça peut vraiment changer la donne.
On pense souvent économiser en s’éloignant.
Parfois, c’est vrai. Mais pas toujours.
Si vous dépensez plus en transport, en essence ou en temps, ce logement moins cher peut finalement vous coûter plus.
J’encourage mes clients à penser en termes d’efficacité :
Ce confort a une vraie valeur.
Pas besoin de tout changer pour économiser.
Quelques habitudes simples peuvent faire une différence :
Si le propriétaire est d’accord, un thermostat programmable peut réduire la consommation de 10 à 15 %.
Pas question de prendre des douches froides.
Mais :
Ce sont des gestes simples qui réduisent la facture sans nuire au confort.
Même chose pour les électroménagers : les modèles plus anciens consomment souvent davantage.
Très peu de locataires le font, et pourtant, c’est une belle occasion d’économiser.
Les tarifs changent, votre situation aussi.
Prenez le temps de comparer les offres à chaque renouvellement.
Et si vous vous posez la question : oui, une assurance habitation pour locataire, c’est essentiel. Elle protège vos biens et votre responsabilité.
Internet, cellulaire, plateformes de streaming… ça s’accumule vite.
Quelques réflexes utiles :
Pas besoin d’être abonné à tout, en tout temps.
Une chose que j’apprécie particulièrement à Montréal, c’est tout ce qui est accessible gratuitement ou à faible coût.
Par exemple :
C’est une excellente façon de réduire ses dépenses sans se priver.
J’ai vu des locataires payer des frais qu’ils n’avaient pas à payer.
Au Québec :
Être informé, c’est éviter des dépenses inutiles.
Louer, ce n’est pas seulement trouver un logement. C’est trouver le bon équilibre entre coût, confort et qualité de vie.
Et ce que je constate sur le terrain, c’est que ceux qui économisent le plus ne sont pas ceux qui choisissent le logement le moins cher—mais ceux qui prennent des décisions éclairées.
Avec la bonne approche, il est tout à fait possible de tirer son épingle du jeu.